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Drac Occitanie : « parler d’égal à égal avec la Catalogne »

La mise en place de la nouvelle Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de l’Occitanie, née de la fusion du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées, « est pratiquement achevée », dixit son directeur, Laurent Roturier. Récit d’un chantier mené tambour battant.

 

« L’Etat nous a donné trois ans pour achever la réforme, jusqu’en 2018. Mais nous sommes en avance sur le calendrier. J’ai été nommé à la Drac Midi-Pyrénées en 2013 puis directeur préfigurateur à la mi-2015 dès l’annonce de la fusion des deux régions et de la nécessité donc, pour les services de l’Etat, de s’adapter à cette nouvelle donne territoriale ». Laurent Roturier ne le cache pas ; le chantier n’a pas été simple à mener : la taille du territoire de l’Occitanie est importante. Il a fallu maintenir l’équilibre entre les deux capitales, Montpellier et Toulouse. Avant la réforme, 55% des agents de l’Etat se trouvaient en Midi-Pyrénées et 45% en Languedoc-Roussillon. « Le préfet m’a demandé de maintenir cette répartition. La direction régionale est située à Montpellier et une antenne a été créée à Toulouse pour répondre aux nécessités de proximité », précise le directeur.

Trois grands pôles ont été créés pour dégager une cohérence dans ce nouvel ensemblier : le patrimoine, la création artistique et la proximité territoriale, chaque pôle étant dirigé par un directeur adjoint.

 

Création d’un fonds d’aide à la création

 

« La dimension managériale a été importante parce que les équipes ne s’attendaient pas à une évolution aussi rapide. Elles ont dû s’y engager sans y être vraiment préparées », ajoute Laurent Roturier. Beaucoup d’agents, notamment à Toulouse, ont craint de vivre la dernière étape avant la fermeture de leur antenne et la nécessité d’envisager des déménagements professionnels.

« Mais au-delà des questions individuelles, les agents craignaient de perdre des moyens financiers pour mener à bien leur mission », reconnaît le directeur. Mais la totalité des crédits engagés en 2016 ont été consommés, de l’ordre de 60 millions d’euros. Et la fusion des deux anciennes Drac a même coïncidé à une petite rallonge pour atteindre 63 millions d’euros. L’extension du territoire a eu un effet levier positif en mobilisant les acteurs culturels : 17 d’entre eux, des têtes d’affiches, ont créé un fonds d’aide à la production de créations chargé de financer certains projets avant de les accueillir dans leur structure. « Cette nouvelle dynamique nous permet désormais de parler d’égal à égal avec la Catalogne », se réjouit Laurent Roturier.

 
A effectifs constants

La centaine d’agents de la Drac n’ont pas eu à subir de mobilité forcée. « 15 agents ont bénéficié d’une mobilité fonctionnelle », assure le directeur. Trois postes de conseillers culturels ont été créés, rattachés à l’Aveyron, aux Hautes-Pyrénées et aux Pyrénées-Orientales. « J’ai aussi profité de cette réorganisation pour créer au sein de la nouvelle Drac une mission Unesco et en recrutant dans cet objectif une dizaine de postes. C’est en région Occitanie que l’on compte le plus de patrimoine protégé. Il était donc nécessaire de renforcer notre action ».  

 

 

Stéphane Menu, Le Réseau Service Public

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